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SUR LES TRACES HISTORIQUES DES POLONAIS A NANTES

A Monsieur le Professeur Jean Chaussade avec toutes mes amitiés.

autor Jerzy £ukomski

Jerzy Lukomski
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44 300 Nantes
Tél. / Fax : 00 33 2 51 13 58 85
E-mail : jerzy.lukomski@free.fr



*

Sommaire :
Avant-propos
1. Introduction
2. L’Ouest de la France
Angers
Coëtquidan
Le Pouldu
La Guérande
La Baule
Pornic
Saint Nazaire
Couëron
3. Nantes
Références bibliographiques
Abréviations


Avant – propos

Nantes, ville portuaire internationale, est marquée par le passage ou séjour d’immigrés de différentes origines, par des Anglais, Hollandais ou des Espagnols. On y trouve, aussi, des traces d’une immigration ou migration polonaise, parfois tenues, mais réelles.

Les journées de « Pologne sur Loire », semblent une bonne occasion pour essayer de réunir les empreintes historiques polonaises de notre région. Ce document a pour but de sensibiliser un plus large public au devoir de la mémoire. Puisant dans de nombreux communiqués et travaux, il a un caractère évolutif restant ouvert à tout complément d’information.


1. Introduction

Historiquement, il existe entre la France et la Pologne de multiples relations d’amitié, d’intérêt économique et de politique commune. Depuis des siècles, on trouve de nombreuses traces d’une présence française en Pologne et d’une présence polonaise en France. Le développement de l’Europe chrétienne – notre première union européenne – a vu l’établissement en Pologne de plusieurs communautés religieuses venant de France et aussi de nombreux octrois, dons pour la noblesse française. Il y a eu, aussi, un nombre d’alliances entre les familles royales et aristocratiques des deux nations, suivis par des échanges culturels, ou scientifiques et la migration et l’installation dans les deux pays d’artistes, artisans, marchands et militaires.

Au XIX siècle, lors du partage de la Pologne entre les puissances limitrophes, l’amitié entre les deux nations s’est renforcée. Les deux tragiques insurrections polonaises de 1830 et de 1863, se sont terminées par des grandes vagues d’émigration, surtout vers la France. Appelées respectivement Grande et Petite Emigration, elles représentaient environ 9000 réfugies, issus essentiellement de la noblesse et de l’intelligentsia.

Pour des nombreux Polonais dépossédés de leurs biens, la France est devenue une véritable deuxième patrie. Paris est devenu leur nouvelle capitale et le centre de la culture et de l’éducation nationale, d’autant plus important qu’indépendant des puissances qui occupaient la Pologne. Un nombre considérable des immigrés, dépourvus de leurs biens et de moyens de subsistance, profitaient de la chance donnée par la France d’étudier. En grande partie ils choisissaient la médecine, surtout à Montpellier, mais également les sciences, l’ingénierie et les études militaires. Certains Polonais, anciens étudiants des écoles supérieures françaises, sont devenus célèbres en France et à l’étranger grâce à leurs réalisations, mais d’autres sont souvent oubliés [6]. Le cas de Kazimierz Prószyñski qui a construit à Paris, bien avant les frères Lumière, la première camera manuelle de cinéma en est en bon exemple.


2. L’Ouest de la France

Bien qu’éloignée des grandes « routes » d’émigration polonaise, la région de l’Ouest porte, donc, des traces polonaises remontant à la fois aux siècles plus reculés qu’aux siècles plus récents.

Angers
Les premières relations historiques avec la Pologne apparaissent au XIVe siècle à la suite de l’accession des princes angevins au trône de Hongrie. A la suite des négociations entre les différents cours royales, la couronne polonaise revient à la dynastie angevine en 1370 au bénéfice de Louis d’Anjou. En 1382, après sa mort, la couronne de Pologne est transmise à sa troisième fille, Hedwige 1ère d’Anjou (Królowa Jadwiga). C’est ainsi qu’une princesse d’origine angevine devienne la reine de Pologne. Après sa mort en 1399, elle fit don de ses biens à l’université de Cracovie. Pourrait-on dire que les vins d’Anjou ont contribué au développement de cette université, une de premières en Europe [2].

Les liens d’Anjou avec la Pologne se renouvellent en 1573 avec l’élection d’Henri de Valois, duc d’Anjou, au trône de Pologne. En remontant l’Esvière on trouve une ancienne auberge appelée « Roy de Pologne » où, dit-on, séjourna la suite polonaise d’Henri de Valois [2].

Angers a été le dernier siège du gouvernement polonais du Général Sikorski avant son départ à Londres en 1940. L’histoire de cet épisode a été récemment publiés, à partir de sources diverses, par J. Rewerski [13].

Général Sikorski en inspection dans un camp militaire polonais source : [13]

Coëtquidan
En Bretagne, à 45 km au nord de Nantes, se trouve un de plus grands terrains militaires français, cédé aux Polonais au début de la 2 GM pour la formation de l’armée polonaise en France. Le gouvernement polonais en exile ouvrit en France plusieurs bureaux de recrutement, notamment dans les grands centres de l’émigration polonaise, un de ces points se trouvant à Couëron, près de Nantes [16], [11].

Le Pouldu
Entre Lorient et Pont-Aven, se trouve une pittoresque ville Le Pouldu. On peut la considéré comme un « îlot polonais d’impressionnisme » car c’est ici qu’habitait et créait pendant des décennies, un artiste-peintre, l’homme de culture et grand philanthrope, W³adys³aw ¦lewiñski. Bien que présent au musée de Pont Aven, il attend toujours d’être découvert par u public plus large.

Source : www.google.fr , image correspondant à Wladyslaw Slewinski

Il est connu dans l’histoire de la peinture pour son hospitalité traditionnelle polonaise envers les artistes. Dans sa villa, appelée par les anciens jusqu’à nos jours « la maison polonaise », ont trouvé refuge de nombreux artistes, parmi lesquels Paul Gauguin et aussi de nombreux compatriotes comme Tadeusz Makowski (Mako), qui y peignit ses tableaux les plus connus [18].

Source : www.google.fr , image correspondant à Tadeusz Makowski

La Guérande
Cette ville médiévale, entourée des murailles bien conservées, était jadis un port maritime et domine encore des marais salants qui restent largement exploités à nos jours. Décrits par écrivaine polonaise Halina Auderska dans un roman de deux volumes « Miecz syreny » (L’Epée de la sirène), ce roman parle d’une Bretonne qui, avant la guerre, se marié avec un Polonais, déménage dans la capitale polonaise et traverse l’insurrection de Varsovie [1].

La Baule
Cette station balnéaire de prestige, « découverte » par des Anglais au début de XIXe, fit sa renommée avant la guerre grâce, entre autres, à ses casinos. M. Micha³ Wierusz-Kowalski, qui était dans le service diplomatique avant la guerre, était attaché pendant la guerre à l’état-major du général K. Sosnkowski et qui est devenu après la guerre un personnage connu de l’émigration polonaise, se souvenait lors de sa dernière visite à Nantes que l’aristocratie polonaise venait souvent à La Baule pour ses casinos. En jouant à la roulette, ce sont les Polonais qui, lors du lancement de la bille, ont introduit une fameuse expression « la boule à la Baule ».

Pornic
C’est dans cette pittoresque ville portuaire, située au sud de Nantes, que séjourna en septembre 1843 et juillet et août 1844, le grand poète polonais, Juliusz S³owacki. Parti de Paris par la Loire, il arriva d’abord à Nantes et, après un court séjour, il repartit par train pour Pornic. C’est là qu’il a eu sa célèbre et poétique « vision sur les roches » décrite dans le poème « Genezis z Ducha » (Genèse de l’âme). Il y a écrit d’autres poèmes : « Do pastereczki siedz±cej na druidów kamieniach w Pornic nad Oceanem » (A la petite bergère assise sur les pierres de druides au bord de l’Océan) et « Los mnie ¿aden nie mo¿e zatrwo¿yæ ». L’esquisse, de la petite bergère, a été faite par l’auteur dans son célèbre carnet « Raptualrz ».

La petite bergère assise sur le tombeau des Druides et le château de Pornic – les esquisses de Raptularz [17], [19].

La ruelle à Pornic où le poète a passé ses vacances en 1843 et 1844 [17].

Profil du poète en bronze – Paris [17].

Il parait qu’il existait à Pornic, une plaque commémorant cette visite.

Noirmoutier
Là, pendant la guerre, travaillait dans la commandanture allemande, Mme Klementyna Mañkowska, aristocrate polonaise, l’espion, et un des agents les plus importants du service des renseignements des Alliés.

Source : MAÑKOWSKA (K.), 2003, Moja misja wojenna / ma mission de guerre, Warszawa, édit. Kopia [8]

Elle a transmis, entre autres aux Alliés, des informations au sujet de l’attentat contre Hitler et les plans du camp de concentration de Treblinka. Pour ses services on l’honora d’une donation de terres à Noirmoutier. Avec Mme Krystyna Skarbkówna, Maria Sapie¿yna et quelques autres, elle fut une des plus connues des aristocrates polonaises, travaillant pour le service des renseignements polonais au profit des Alliés [8], [9].

Le Saint Nazaire
La ville portuaire, l’avant-port de Nantes (par son contexte géographique rappelant ¦winouj¶cie), est héritier d’une grande tradition maritime. Dans l’histoire maritime polonaise, c’est un port tout particulier car c’est là que fut trouvé par les Polonais le grand voilier emblématique polonais « Dar Pomorza ».

Source : www.trojmiasto.pl/Dar-Pomorza

Après la Première guerre mondiale, dans le cadre des réparations de guerre, le voilier fut récupéré par la France (1920) et sous le nom de « Colbert » fut basé à Saint Nazaire, sans toutefois être incorporé à la flotte de la marine française. En 1926, il devait remplacer le voilier-école « Richelieu », mais, estimé trop cher, le projet de réadaptation est abandonné. En 1927, le bateau fut acheté par le baron Forest, un anglais habitant en France, qui avait l’intention de le reconvertir en yacht océanique, un projet également abandonné car toujours trop cher. Au bout de deux ans (1929), le voilier est finalement racheté, grâce aux dons du peuple polonais, par Pomorski Komitet Floty Narodowej (le Comité Poméranien de la Flotte Nationale) comme successeur du voilier – école polonais « Lwów » [4], [10].

Rebaptisé d’abord « Pomorze », il est remorqué sous le commandement de Konstanty Maciejewicz, vers le chantier naval de Nakskov au Danemark pour être équipé d’un moteur diesel (décembre 1929). La traversée est rocambolesque, abandonné par les remorqueurs hollandais à cause de la tempête, le bateau – qui n’est pas autonome ! – est sauvé grâce au professionnalisme et au sang froid du commandant et de ses quatre hommes d’équipage (Tadeusz Meissner – également célèbre écrivain et pilot, Jan Kaleta, Józef Grzelak, Tadeusz Klusiewicz). Prés des côtes de Penmarch entre le Guilvinec et Kerita, le bateau est poussé par la mer vers les roches des Etocs.

L’ancre fut seule élément disponible pour la navigation. Virée au bon moment et finalement perdue, elle a permis de stopper la poussée des vagues, repositionner et sauver le navire. Les marin-pêcheurs de la Société de Sauvetage en Mer (Le Guilvinec, Pdg. M Le Duff), en risquant leur vie, vont à l’aide des marins polonais, ils seront décorés plus tard par les autorités polonaises. Une très belle histoire maritime franco-polonaise de notre région [10].

Les officiers et l’équipage de « Pomorze » avant la sortie en mer. De gauche : consul Roman Winiarz (1), commandent du bateau, capitaine Konstanty Maciejewicz (2), premier oficier, capitaine Tadeusz Meissner, (3), bosco Jan Kaleta (4), pilot Józef Grzelak (5), marin Tadeusz Klusiewicz, plu tard capitaine à P¯M (6). Photo faite à St. Nazaire, le 26 XII 1929 [10].
Remis en service à Gdynia, le 19 juin 1930, sous le nom de « Dar Pomorza », il poursuit sa carrière de navire école de la marine marchande. Il effectue des voyages autour du monde avec le contournement du cap Horn en 1934-35. Après avoir été mis à l'abri à Stockholm en 1939, il reprend ses entraînements dans les eaux européennes après la Guerre. Il se trouve au Canada pour l’Expo’ 67. Sous le commandement du capitaine Jurkiewicz, il participe à la manifestation « Operation Sail » en 1972, 1974, 1976, 1978 et 1980 et remporte les régates de 1972 et 1980. Il navigue jusqu'en 1981 et, remplacé par le « Dar Mlodzierzy », devient bateau-musée à Gdynia. « Dar Pomorza » se voit décerner la plus grande récompense civile polonaise : l’Ordre de la Polonia Restituta.
On trouve à Saint Nazaire une autre trace polonaise, celle-ci plus récente. Dans le cadre de la coopération avec la Pologne, le chantier naval embauche périodiquement de nombreux Polonais dont beaucoup de la région de Szczecin. Les Polonais de Nantes ont fait une modeste contribution à ce programme en initiant, dans les années 1990, une collaboration entre le département de la Loire-Atlantique et la voïvodie de Szczecin. Et, finalement, un petit accent polonais « plus proche de la table », dans le port, avec une splendide vue des bateaux, se trouve un très bon restaurant « Le Skipper », tenu par des Polonais.
Couëron

D’après les anciens émigrés, parmi les premiers polonais à arriver dans cette ville, proche de Nantes, étaient les « Hallerczycy », d’anciens soldats du général Józef Haller, chef de l’armée polonaise formée en France pendant la Première guerre mondiale.

Dans les années 1920, alors que la Pologne connaissait un surpeuplement de ses campagnes, la France, manquait de main-d'œuvre, les discussions menées par les deux gouvernements aboutirent, le 3 septembre 1919, à la signature d’une Convention prévoyant l’arrivée massive des travailleurs polonais en France (surtout après la création de la Société générale d’Immigration en 1924). Les « Hallerczycy » aident à faire venir des Polonais pour travailler dans l’industrie locale [11], [15].

Couëron
Entre 1923 et 1930, 1200 immigrés polonais sollicités par l'entreprise J-J. Carnaud (les forges de Basse-Indre) arrivèrent à Couëron. L’entreprise se chargeait de leur construire les cités – celle du « Bossis » et celle de « la Navale » – à qui elle accordait des avantages : un bas loyer, les travaux d'entretien des locaux, l'électricité. Chaque famille avait aussi un jardin qui lui permettait de subvenir à l'essentiel de ses besoins. Le rôle de l’église polonaise créée sur place, était, et l’est toujours, très important en rappelant les origines et en entretenant les traditions polonaises. Une école polonaise fut créée en 1924 afin de perpétuer la culture polonaise, car de nombreux immigrants espéraient retourner un jour au pays !

Au début de la Deuxième guerre mondiale, fonctionnait ici un bureau de recrutement pour l’armée polonaise créé en France [11]. On maintient les traditions culinaires avec les « kluski », les quenelles de pommes de terre, les «pierogi» (de gros raviolis), les «p±czki», (beignets), ou encore les «placki» (‘pancakes’). Ces derniers, fabriqués en grande quantité, sont cuits dans le four d'un des boulangers de la ville. Un groupe folklorique «Orze³», fut créé dès l'arrivée des premiers ouvriers à Couëron [15].

On raconte une petite histoire amusante sur un qui pro quo linguistique du début du travail des polonais dans l’usine Carnaud, quand ils connaissaient encore peu la langue française. Un jour un débutant polonais était en train de graisser une machine quand son chef lui demanda de ne pas la graisser trop, en utilisant les mots : « pas beaucoup ». Cependant, le Polonais a continué avec acharnement, malgré l’insistance de son chef. Il avait compris : « po boku », c'est-à-dire « sur le côté », en polonais. La quatrième génération maintien encore la tradition polonaise à Couëron.


3. Nantes

Ancien siège des ducs de Bretagne, la ville de l’Edit de Nantes, est, bien sûr, aussi le lieu de la naissance de Jules Verne et, jusqu’au XVIIIe, un des plus importants centres de la traite d’esclaves. La ville faisait alors partie des plus riches en Europe, associée à pratiquement tous les commerces synonymes de richesse à l’époque : le sel, le sucre, les épices, les bois nobles et bien d’autres produits. L’économie dynamique de la ville, manquant alors d’employeurs, favorisait l’immigration ; espagnole, hollandaise, anglaise, portugaise ou encore allemande.

Bien que restant à l’écart des routes traditionnelles de l’émigration polonaise, Nantes ne manque pas d’accents polonais. C’est ici où fut construit dans les années 30 le sous-marin polonais « Ry¶ » [14].

Les nombreux Polonais célèbres sont venus à Nantes. On peut mentionner Juliusz S³owacki [17] – pour certain, le plus grand poète polonais, le poète Adam Asnyk, Witkacy, l’écrivain, peintre et photographe, dont l’exposition photographique a été présentée il y a quelques années au musée des Beaux Arts et bien d’autres. Certains d’entre eux ont considérablement contribué au développement de la ville.

Le sous-marin polonais ORP Ry¶ dans la cale sèche des Chantiers de la Loire à Nantes, 1929
Source : www.graptolite.net/facat_nautica/PMW/Rys-Nantes

Au milieu du XIXe, et dès le début de la Grande Emigration, de nombreux refugiés fuyant les exactions après la défaite des insurrections en Pologne en 1830 et en 1863 s’associent à la ville. On compte parmi eux :

Eisenberg Ferdynand (né en 1799 à Litobrog / Pu³tusk), blessé gravement au bras pendant l’insurrection près de Grochów. Il est arrive à Nantes après 1838 et y travaille au bureau de l’usine de toile de voile. Décédé à Nantes le 31.01.1877 [3] ;

Gucki Leopold (né le 15.11.1811 à Góra Kalwaria), l’étudiant à l’Université de Varsovie, devient lors de l’insurrection de 1830, sous-lieutenant d’état-major et greffier à la 1ère division d’infanterie. Après l’écrasement de l’insurrection il arrive en France, il est membre de la TDP. Il participa aux événements du Printemps des peuples et repartit en 1848 pour Lwow. Plus tard, il retourna en France, obtint sa naturalisation et fut décoré de l’ordre de la Légion d’honneur. A partir de 1865, installé à Nantes, il fait partie de SP et ZEP, il préside également la société « Towarzystwo Wzajemnej Pomocy » (la Société d’Entraide), créée à Nantes. Marié avec Caroline Adélaïde Servant, il avait un fis W³adys³aw Leopold et une fille Maria Julia. Il est décédé à Nantes le 24.03.1888 [3] ;

Harczyñski Franciszek, Salezy (né le 08.03.1799 à Korzec près de Nowogród) Wo³yñski, fis de Stefan et Tekla Dobrowolska). Dés 1825 chanoine titulaire, dans l’insurrection chapelain / aumônier, blessé près d’Ostro³êka. Après l’insurrection, il arrive en France et s’installe à Nantes en 1843. Il est nommé vicaire de la paroisse et puis chapelain du cimetière de Montmartre à Paris [3] ;

Hendel Józef, né à Cracovie est aspirant dans l’insurrection de 1830. Après l’écrasement du mouvement il arrive en France et après 1835, s’installe à Nantes pour étudier la médecine et s’y établir définitivement [3] ;

Hernisz Stanis³aw, né à environ 1805 à Varsovie (fils de Gustaw, marchand juif et de Karolina. Avant l’insurrection il est élève dans une école de rabbins. Dans l’insurrection, il est volontaire, sous-officier dans le 1er régiment de la cavalerie des Mazures. Il a proposé au général Ch³opicki la création du régiment volontaire juif à l’instar de la formation créée en 1794 par Berek Joselewicz. Pour ses services, il est décoré en 1831 de La Croix d’or. En 1832 il arrive en France, d’abord à Paris, ensuite à Vannes. Il traduit en français « Odê do M³odo¶ci » (Ode à la Jeunesse) de Mickiewicz, et écrit aussi des poèmes patriotiques. Grâce à lui, les émigrés polonais pouvaient nouer des contacts avec les politiciens français d’origine juive et recevoir leur appuie. Partie en Amérique, il entre au service diplomatique des Etats-Unis et pendant un certain temps il travaille à Pékin. Il décède le 20.04.1866 à Londres [3] ;

Karwowski Julian (né à environ 1804 à Przestrzelach, dép. Augustów), il participe à l’insurrection de novembre 1830. Après la défaite, Karwowski, comme quelques autres insurgés de même nom (Sylwester, Romuald Wiktor, Micha³ Marcin, Feliks) arrive en France. Dés 1839 il se trouve en Vendée, notamment à Bourbon Vendée, actuellement La Roche sur Yon [3] ;

Koby³ecki Jan (né en 1802 à Ko¶cielec près de Miechów, fis de Jan Chryzostom et Agnieszka). Après l’insurrection il arrive en France et en 1840 s’installe à Nantes où il s’occupe de la reluire [3] ;

Kostrzewski Ignacy (né le 01.02.1809 à Wieliszewo ou Jab³onna près de Varsovie), il fut étudiant de la Faculté de Droit et d’Administration de l’Université de Varsovie. Après l’insurrection, il arrive en France et étudie la médecine, d’abord à Montpellier puis, à partir de 1837, à Nantes. En 1843 il est diplômé bachelier-ès-lettres et après une thèse – « De l’hémorragie pulmonaire (apoplexie) » – il obtient le diplôme de docteur en médicine spécialisé en obstétrique. Il a pratiqué à Nantes où il décède le 04.06.1896 [3],

£abêdzki Julian (né le 16.02.1807 à Mirów), fut l’officier de l’Insurrection de Novembre (1830). Il devint l’homme de mérite pour l’Emigration. En 1835, il s’établit à Nantes, où, comme un de premiers directeurs de l’usine à gaz, installa dans la ville l’éclairage au gaz. Plus tard, il l’installa aussi à Paris et dans les autres villes en France et en Espagne. Il fut décoré pour ce là de l’Ordre de la Reine Isabelle [3],

£ukomski Théophile ( ?), l’ethnographe intéressé par l’ouest de la France et, notamment, par les Deux-Sèvres auxquelles il a consacré quelques travaux. En 1863 il a édité le « Petit Dictionnaire statistique et historique des communes du département des Deux-Sèvres » [7],

Maliszewski (?), est insurgé dans l’Insurrection de Novembre. Après la répression du mouvement, il arrive en France et se marie avec une Bretonne. Ils habitent à Nantes où est né leur fils Wiktor. La famille émigre en Russie, puis en Ukraine à Bojarka sur Zgni³y Tykicz (où ils possèdent un moulin à vapeur à Poradówka). Wiktor Maliszewski, par sa fille Helena est le grand père de Pawe³ Jasienica (c'est-à-dire, du vrai nom, de Leon Lech Beynar), célèbre historien polonais [5] ;

Mêkarski Ludwik (Louis Mékarski en fr.), fils d’insurgé de 1863, (21.01.1843 à Clermont-Ferrand, 05.1923 Montmorency). Cet ingénieur français est l’inventeur du moteur pneumatique et du tramway à air comprimé (1870) qui port son nom - système Mekarski (breveté en 1872, 1873) [12].

Le nouveau mode de locomotion, présenté par Mekarski devant le président de la République devient assez populaire en France et dans les autres pays à la fin du XIX et au début du XX. Des automotrices selon le système Mékarski furent mises en exploitation sur les lignes de tramways et de chemin de fer dans les villes suivantes :

Nantes (1879 – 1913, Paris (1887-1914), Vichy (1895-1927), Aix-les-Bains (1897-1908), Saint-Quentin (1899-1908), La Rochelle (1901-1929), Berne (1890-1902). Les locomotives à système Mekarski ont été utilisées entre autres pour l’enlèvement des gravats pendant le creusement du tunnel de col de Saint Gothard aux Alpes.

A Paris, en même temps, travaille un autre polonais, Franciszek Karol Pollak (1859 Sanok – 1928), pionnier de l’industrie de batterie. Il a construit un nouveau modèle de tramway à traction électrique. En 1886 il est devenu le dirigeant d’une entreprise d’exploitation de tramways de sa propre conception.

Miaskowski Napoleon Stanis³aw (né à U¶ci³ug), officier dans l’Insurrection, s’établit à Nantes en 1837 où il devint armateur et propriétaire de la compagnie de transport [3].

Mieros³awski Adam Piotr (né en 1815 à Stryków), officier dans l’Insurrection est arrivé à Nantes en 1840 où il obtint le grade de capitaine de la marine. Avec le temps il devint propriétaire du bateau à Nantes et travailla sur la ligne : Nantes–Le Cap–La Réunion–l’Ile Maurice. Personnage pittoresque, il s’occupait du commerce de perles, de la chasse aux phoques et aux baleines. Il se fait connaître comme navigateur intrépide sous le nom de « capitaine Adam ». En 1842, il redécouvre les îles « oubliées » de St. Paul et d’Amsterdam, et les soumet à la souveraineté de la France. D’après Wikipédia, dans l’article au sujet des îles de Saint-Paul et d’Amsterdam, on trouve :
En 1842, elles éveillent l'intérêt du Polonais Adam Mieros³wski, capitaine du « Cygne de Granville ». Le capitaine Mieros³awski a passé son diplôme de capitaine au long cours sous le nom de son frère Pierre Louis Adam Mieros³awski, en utilisant le passeport français de ce dernier. En 1843, Adam Mieros³awski propose au gouverneur de l'île Bourbon (La Réunion), le contre-amiral Bazoche, la prise de possession de ces îles désertes. En absence de navire de guerre en rade, Bazoche fait appel au trois-mâts « L'Olympe », commandé par Martin Dupeyrat. Le capitaine Dupeyrat et son bateau vont ramener Adam Mieros³awski sur ces îles. Le capitaine Mieros³awski est mandaté par le gouverneur de Bourbon, par l'arrêté du 8 juin 1843, pour assumer le commandement de ces îles aussitôt la prise de possession au nom de la France.
Entre-temps le Royaume-Uni conteste cette prise de possession. Pour éviter les problèmes et au vu de la pauvreté des deux îles, la France envoie une dépêche à l'amiral Bazoche demandant le rappel de la garnison. Mieros³awski le conteste (il menace même de hisser le drapeau polonais!). Il commence alors à négocier avec Bazoche, un ami, Adolphe Camin et d'autres interlocuteurs de la Réunion avec qui ils fondent une société par actions en 1845 pour l'exploitation des deux îles et la création d'établissements sur place. L'île Saint-Paul, où est alors installée une pêcherie, compte pendant la période qui suit jusqu'à 40 habitants, mais privée de son fondateur et désertée peu à peu par les pêcheurs, l'entreprise s'interrompt en 1853 ».
En 1849, Mieros³awski acheta à St-Denis (La Réunion) un deux-mâts et la nommé « Moja Polska » (ma Pologne). Il décéda probablement en 1851 en route vers l’Australie [3]. Son histoire est racontée par Marian Mickiewicz dans le roman de 1966 « Odmieniec : Opowie¶æ o Adamie Mieros³awskim » / Le Singulier : l’histoire de Adam Mieros³awski ;

Milanowski Józef (né en 1812 à Bogusze), était également un ancien l’insurgé. Il arriva en France sur le bateau « Vigilante », d’abord à Bordeaux. En 1836, il s’installa à Nantes où il exerça la profession de pâtissier [3] ;

Morawski Feliks (né à Murowana Gu¶lina), était ancien étudiant de la Faculté du Droit et de l’Administration de l’Université de Varsovie et licencié en droit. Après la défaite de l’Insurrection il arriva à Nantes dans les années 1836/1837 et devint marchand d’épices [3] ;

Piechowski Józef (né en 1804 à Tukrzyñ ou Tukrzynka), dans l’Insurrection il participa activement dans la Nuit de Novembre (du 29 à 30 novembre 1830 – le déclanchement de l’Insurrection). Il se sauva après la chute, d’abord en Galice polonaise, puis en Angleterre, à Paris, à La Rochelle et, finalement après 1850, à Nantes. Il travailla ici en tant que conducteur des routes et des ponts. Après 1870 il rentra en Galice [3],

Selon le Dictionnaire Biographique des Officiers de l’Insurrection de Novembre / S³ownik Biograficzny Oficerów Powstania Listopadowego, de Robert Bielecki, dans la période de la Grande Emigration, Nantes et sa région ont été habités par quelques dizaines d’insurgés polonais. Pendant cette période fonctionnaient déjà quelques organisations polonaises, dont notamment, créée à Nantes La Société d’Entraide (Towarzystwo Wzajemnej Pomocy) et aussi les filiales d’autres organisations polonaises comme : Parti Militaire (Stronnictwo Wojskowe), Association de la Contribution (Stowarzyszenie Podatkowe), l’Emigration Polonaise Réunie (Zjednoczona Emigracja Polska).


Références bibliographiques :

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3.BIELECKI (R.), 1995, S³ownik Biograficzny Oficerów Powstania Listopadowego / Dictionnaire Biographique des Officiers de l’Insurrection du Novembre, Warszawa, édit. Trio,
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Abréviations

1 GM – Première Guerre mondiale
2 GM – Seconde Guerre mondiale
TDP – Towarzystwo Demokratyczne Polskie (Société Démocratique Polonaise)
SP - Stowarzyaszenie Podatkowe (Association de la Contribution)
ZEP – Zjednoczona Emigracja Polska (Emigration Polonaise Réunie)
TWP - Towarzystwo Wzajemnej Pomocy (Société d’Entraide)


Dodane przez adriannah dnia luty 21 2011 19:24:36
1 Komentarzy ~ 11606 Czytañ Drukuj
Komentarze
Logann dnia sierpieñ 07 2012 02:58:51
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